Je m’appelle Marine, j’ai grandi sur la Côte d’Opale et une partie de ma famille est originaire de Fillièvres, petit village des 7 vallées situé non loin de Saint-Georges, qui accueille aujourd’hui le Pain des Hirondelles. Après le BAC, j’ai quitté la Côte d’Opale pour la ville, la grande ville. Entre Lille et Bruxelles, après des études dans les sciences pharmaceutiques, et différents emplois dans ce large domaine, comme beaucoup, je me suis énormément questionné sur le sens de ma vie professionnelle. Je cherchais à faire coïncider ce qui me tient à cœur en terme de santé et d’environnement. Le premier pas a été de revenir dans les 7 vallées, pour chercher quel métier pourrait me permettre de retrouver cette nature que j’apprécie tant, et trouver quelle serait la suite de ma vie professionnelle. Et c’est comme ça que petit à petit, comme un levain qui pousse, le pain est arrivé…

Pourquoi le pain au levain ?
C’est en rencontrant des boulangers, paysan-boulangers, porteurs de projet ou déjà installés depuis longtemps, que j’ai découvert ce métier passionnant aux multiples aspects. Tous travaillaient avec ces 3 ingrédients : la farine, l’eau et le sel, le levain étant constitué uniquement de farine et d’eau. Et pourtant, tous les projets étaient différents : les proportions dans les recettes, les protocoles de fabrication, le matériel, le four, chacun avait son modèle, sa personnalité, sa pâte…
C’est ainsi que j’ai réalisé que c’était un projet envisageable, qu’il était possible de le construire de pleins de manières différentes.
J’ai alors passé mon CAP Boulanger en candidat libre en Juin 2024 et enchaîné avec un an de formation en BPREA Paysan-Boulanger entre la Normandie, l’Oise et Saint-Georges. Cette année a été riche d’apprentissage, de découvertes, et de rencontres avec, une fois encore, une diversité de projets incroyable. C’était donc sûr, il n’y avait pas de recette toute faite, il allait falloir construire ce projet petit à petit, et surtout faire, pratiquer, essayer. Mettre les mains à la pâte afin de trouver la sienne, de pâte.
Alors voilà, j’ai donc fait mes propres choix d’ingrédients : four, matériel, recettes.
J’ai toujours gardé en tête que je voulais un produit simple, sain et bon. Et petit à petit, le Pain des Hirondelles est sorti du four.
Pour le lancement du projet, je suis accompagnée par la couveuse A Petits PAS, avec un contrat CAPE du 25 septembre 2025 au 24 septembre 2026.
D’ailleurs, pourquoi le pain des hirondelles ?
J’ai toujours regardé les oiseaux avec beaucoup de curiosité et d’intérêt. Et les hirondelles en particulier, avec leur vol rapide et dansant et les têtes de leurs oisillons dépassant du nid. Pendant toute l’installation du fournil au printemps dernier, j’ai eu la chance d’observer un de ces nids dans la dépendance voisine, et ça piaillait ! Alors quand il a fallu trouver un nom, « Le pain des Hirondelles » est venu naturellement.
